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... par François HOIZEY, Directeur Général UDIMETAL - KSERVICES+

 

SENIORS, QUESTION REGLEE ?

Comme nous l’avons écrit (voir notamment La Lettre d’UDIMETAL 2009-20), l’accord de branche conclu le 04 décembre 2009 dans la Métallurgie, dispense les entreprises et groupes jusqu’à 300 salariés de la pénalité prévue par la loi. Ouf !

Est-on quitte pour autant ? Sûrement, non. D’abord, mais ce n’est qu’une question de forme, il faut attendre pour en être sûr, que cet accord national soit validé par le Ministère. C’est une affaire de jours ou de semaines.

Ensuite, et surtout, il ne faut pas perdre de vue que cet accord comporte des engagements chiffrés qu’il appartient à la Profession, et donc forcément à la collectivité des entreprises, de tenir.

Quels sont ces engagements ? Faire passer, en 3 ans :

le taux des seniors de 55 ans et plus employés dans la Métallurgie, de 11 à 12%,

- le taux de seniors de 58 ans et plus employés dans la Métallurgie de 3 à 5%.


Certes, ce n’est qu’un engagement de moyens.

N’empêche, notre Profession souffre trop d’une image marquée par les restructurations. Les anciens ne sont pas forcément portés à encourager les jeunes à venir y travailler. Curieusement, malgré un chômage élevé, il existe, couramment, c’est vous qui le dites, des pénuries de main-d’œuvre dans certains métiers. Comment fera-t-on alors ?

La Profession, à travers chaque entreprise, s’honorerait de ne pas se contenter d’une « dispense de peine » et de prêter à ce sujet de l’emploi des seniors toute l’attention qu’il mérite, en pensant à son avenir et aux jeunes qu’il faudra attirer vers nos métiers quand la concurrence des autres métiers, déjà présente, se fera plus pressante et nous relèguera au rang de « faute de mieux ».

Notre Industrie mérite mieux. Sans elle, un pays ne peut demeurer prospère. Mais, son avenir passe par l’innovation et la maîtrise durable des savoir-faire. Rien de tel qu’une bonne entente entre les générations pour y parvenir. Et si l’on se mettait à rêver que ce sont les anciens, fiers de leur carrière et de l'attention qu'on leur porte, qui faisaient la promotion de nos métiers et contribuaient à la bonne insertion des jeunes…!

Forts de l'expérience accumulée au contact des entreprises qui ont agi, par obligation ou par volonté, nous pouvons vous accompagner dans la réflexion, la négociation et la mise en œuvre

 

 FORMATION: UNE NOUVELLE ERE S'OUVRE !

 

AVANT LES VACANCES

En été, chacun aspire à un repos bien mérité avant d'affronter la rentrée avec la rage de vaincre pour tenter de sortir de cet épais brouillard, arrivé brutalement mais qui risque de se dissiper lentement. Les Pouvoirs Publics, les Partenaires sociaux, les Professions se mobilisent pour adapter les dispositifs aux nécessités du temps, en les rendant plus lisibles et en accélérant leur mobilisation. En France, c'est forcément plus difficile qu'ailleurs puisque nous avons la "meilleure administration du monde" !

Dans la présente lettre, je voudrais attirer spécialement votre attention sur quelques sujets d'actualité immédiate ou proche.

Ne négligez pas la lecture des fichiers consacrés à la Pandémie grippale. Il ne s'agit pas de se faire peur mais de se prémunir. N'oublions pas, en effet, que pèse sur l'employeur une obligation de sécurité et, même si, en matière de grippe, l'Etat a pris soin de préciser que cette obligation était de moyens et non de résultat, il n'empêche que la responsabilité pourra être engagée contre l'employeur qui n'aura pas pris les mesures adéquates pour prévenir les effets de la propagation du virus parmi son personnel. Même chose si une vague de chaleur nous envahissait. Le fait que, ces temps-ci, les températures jouent au yoyo ne nous met pas à l'abri (!) d'implications pénales. Je ne saurai donc trop vous conseiller de lire les dossiers "pandémie" et "canicule" et, pour toute précision ou accompagnement, de  nous contacter.

Autre dossier "chaud" : L'obligation de négocier sur l'emploi des seniors. Il y a peu de chances que l'appel du MEDEF au Gouvernement de différer les mesures draconiennes soit entendu. Donc, à partir du 1er janvier 2010, les entreprises qui n'auront pas accompli leur devoir, risquent de subir une pénalité de 1% de la masse salariale ! Ce sujet est à l'ordre du jour de notre prochain POINT RH, le 15 septembre, une date à noter sur votre agenda.

D'autres dossiers valent le détour et, tout en vous souhaitant une bonne lecture, je vous rappelle qu'UDIMETAL ne ferme pas pendant l'été et je souhaite, à ceux qui rentrent, une bonne reprise et à ceux qui partent, de bonnes vacances.


 

OVERDOSE ?

Je vous avais prévenu(e)s ! Le déclenchement, depuis deux ans, de réformes tous azimuts allait, comme conséquence inévitable, entraîner la modification de nombreuses dispositions. Il ne suffit pas de voter des lois pour que les choses changent. Il faut aussi que l'Administration modifie, par des décrets et arrêtés, puis commente, par circulaires et instructions, tous les changements ainsi opérés, afin que ceux-ci puissent entrer dans les faits.

On n'est pas loin de l'overdose. On se rassure en se disant que c'est pour la bonne cause ! Nos excuses à ceux(celles) à qui nous n'avons pu, ces dernières semaines, apporté des réponses aussi rapides que d'habitude, mais il faut reconnaître qu'au nombre des questions, s'ajoute, depuis quelques mois, la complexité liée au fait que les médias annoncent sans précaution, sans précision, des projets ou des idées, comme s'il s'agissait déjà de décisions, provoquant une grande confusion dans l'esprit de ceux que ces informations concernent. La communication a évidemment du bon, à condition qu'elle arrive à point nommé !

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la présente lettre contienne une masse importante d'informations.

Il n'y a pourtant là que le principal et ce n'est pas fini, loin s'en faut puisque les parlementaires sont, depuis hier, en session extraordinaire pour un mois entier et que plusieurs projets de loi importants doivent être adoptés à cette occasion !

Nous vous recommandons donc de prendre le temps de découvrir les différents thèmes et de ne pas hésiter à nous appeler pour compléter votre information.

D'ici la rentrée, nous nous efforcerons de mettre au point un flot plus régulier d'informations pour éviter, à chaque parution, une trop grande densité.

Dans les prochains jours, nous vous adresserons la synthèse de l'enquête de conjoncture que nous avons effectuée en juin. Merci à ceux, nombreux, qui nous ont prêté leur concours. Elle est, vous le verrez, très instructive.

 

GARDER LE CAP

Les premières réponses à notre enquête de conjoncture (UDIMETAL vous consulte) sont limpides : Chacun(e) ressent à la fois l'impossibilité de dessiner avec certitude les semaines ou les mois qui viennent et l'absolue nécessité de garder le cap, de préserver l'essentiel.

Les accidents surviennent. Certains sont, hélas, mortels. On a l'impression d'être, tous, engagés dans une course contre la montre, au milieu de cette tempête qui fait déjà plier certains et semble guetter les autres.

Ce qui est rassurant, en même temps, c'est la volonté, quasi unanime, de défendre l'entreprise et donc aussi notre tissu industriel. Rendons ici hommage à tous les dirigeants, Patrons et managers, salariés ayant des responsabilités, de se battre ainsi, sans relâche, pour sortir du brouillard ambiant.

Il faut faire preuve d'imagination pour concevoir et mettre en place des actions, des dispositifs qui permettent de sauvegarder les ressources fondamentales, en particulier les compétences et la culture des personnels sans mettre à mal une trésorerie qui, ici ou là, fait déjà défaut.

L'équipe d'UDIMETAL se sent terriblement concernée par la situation des entreprises. Elle vous remercie, par mon intermédiaire, de votre confiance et de votre fidélité et se mobilise pour être à votre écoute. Nous profiterons de la courte trêve estivale pour compléter notre information sur les différents mécanismes (aménagements du temps de travail, formation,...) susceptibles d'être mis en place pour vous aider à garder ce cap et à sortir, rapidement, je l'espère, de cette zone de turbulences.

 

FAIRE FACE

Les temps sont durs ! Mais l'espoir ne disparaît pas. Espoir que l'économie reprenne vigueur, espoir qu'au-delà des cris, des plaintes, des injures, voire des actes d'incivilité en tous points condamnables, les gens se rendent compte que tout ne peut pas être obtenu avec des "y a qu'à faut qu'on", que la crise est réelle, que les temps ont changé et qu'il faut regarder loin tout en agissant vite et juste !

Pour chaque entreprise, l'important, c'est, avant tout, d'essayer de répondre à ce que sont ses propres préoccupations en mettant en oeuvre les actions qui, tout en assurant son court terme, ne pénalisent pas sa vie et son développement futurs.

Pouvoirs Publics et Partenaires Sociaux travaillent d'arrache-pied à la mise au point de mesures destinées à aider les entreprises à franchir ce cap difficile et relever leurs défis spécifiques.

Tout cela fait, il est vrai, un peu désordre. C'est difficile, aujourd'hui, pour vous, mais aussi pour nous, de se faire une idée précise et assurée des dispositifs utilisables, tant les informations arrivent, de tout côté et de façon parcellaire ! L'équipe d'UDIMETAL est, depuis quelques mois, particulièrement sollicitée par les entreprises qui sont aux premières loges de la crise. Pour elle, le temps est un ennemi. Il fallait, il faut encore, réagir vite, très vite. Nous répondons.

Dans la présente lettre, nous ne pouvons, bien évidemment, nous dispenser de vous envoyer les informations les plus fraîches sur tel ou tel aspect, pour permettre justement à ceux d'entre vous qui en ont un besoin urgent, d'avancer.

Mais nous voulons inscrire notre démarche dans une perspective plus durable, plus construite, être à mêmes aussi de vous donner, de façon synthétique et rigoureuse, l'information utile sur ces différents outils mobilisables en fonction des besoins dans une vision cohérente où le court terme ne "mange pas l'avenir".

Nous sommes en train de rassembler les nombreuses pièces du puzzle, sur l'emploi, la formation, l'aménagement du temps de travail, le chômage partiel de courte ou de longue durée, les plans de réductions d'effectifs, du plus soft au plus immédiat et d'adapter sans délai nos compétences à ces nouveaux enjeux.

Ainsi pourrons-nous mieux vous conseiller sur les voies à emprunter et à vous accompagner dans une vraie démarche de projet, à franchir l'obstacle immédiat et à aller au bout de la course.

 

VISIBILITE REDUITE

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la visibilité est réduite !

L'important, désormais, est, à la fois, de s'informer et de chercher les solutions les mieux adaptées pour franchir l'obstacle. On peut rouler, voler, naviguer dans le brouillard. Simplement il faut être plus prudent, élargir les hypothèses, envisager plus de scenarii, pour être prêt à gérer toutes les éventualités.

La multiplication des réformes et des annonces, la pression de la rue, l'universalité de la crise, freinent les décisions et rendent les actes plus lourds, plus engageants.

Il est donc plus que jamais essentiel de savoir s'arrêter quelques minutes, quelques heures, pour prendre un peu de recul, faire le point pour prendre les décisions appropriées. Car, derrière le brouillard, il y a, l'éclaircie. Quand ? Nul ne le sait vraiment. Mais si ce temps délicat n'est pas mis à profiit, une fois le rythme intrépide revenu, alors on n'aura jamais le temps de se poser les bonnes questions. Ne sera-t-il pas trop tard ?

C'est vrai aussi dans le domaine des Ressources Humaines.

En mettant en place un nouveau rendez-vous, le "POINT RH", notre objectif est d'améliorer votre information sur les actions susceptibles de répondre aux nécessités immédiates sans sous-estimer leur impact sur l'avenir.

Ce n'est pas un hasard si, pour le premier Point RH, nous avons choisi le thème : " Répartir et rémunérer le temps de travail ".

Une invitation vous parviendra dans les tout prochains jours.

 

PROFIT

Le débat sur le partage des profits a au moins un mérite : il oblige chacun à réfléchir aux composantes du revenu. Cela permet de rappeler que la rémunération du salarié s'appelle naturellement le salaire et celle de l'Actionnaire, naturellement le dividende. Qu'il est donc normal que chacun puisse recueillir le fruit de ce qu'il a semé. C'est du bon sens.

Mais, lorsqu'on parle du partage du profit, l'idée des trois tiers, elle, n'a pas de sens. L'économie obéit à des lois. Pour vivre, les entreprises ne peuvent y échapper. Ensuite, leur degré de réussite, leur "profit" est une véritable alchimie que la mathématique, par définition, ne peut expliquer.

Mais, au moins, parvient-on, enfin, dans notre trop beau pays, à parler de profit, à envisager même que, sans lui, les entreprises sont condamnées à mourir.

Donc, il est sain de parler de profits. A condition d'expliquer pourquoi c'est bon et en quoi cela sert tous les intérêts. On entend si souvent, dans les conversations autour de l'entreprise, à quel point la culture économique est si peu partagée, ici. "Profitons-en", expliquons sans relâche.

( Dans la lettre d'Udimetal du 5 mars, vous découvrirez un certain nombre d'informations. Ne négligez pas l'article "Partage du profit" dans la rubrique "Le saviez-vous". On y parle, de façon très documentée, des effets bénéfiques de l'intéressement. A lire absolument ).
 

 

SUR MESURE !

Toutes les entreprises ne traversent pas cette période particulière de la même façon. Certaines ont pris de plein fouet la crise et n'ont d'autre ressource que d'adapter leur dimension et leur trajectoire à un horizon très court en espérant sortir, sans trop de dommage, du brouillard le plus épais.
 
 D'autres ne connaissent rien de cette crise dont, pourtant, tout le monde parle.
 
 Ici, on parle donc chômage partiel ou licenciements économiques. Là, nouveaux produits, nouveaux horizons commerciaux, développement de compétences,...
 
 C'est un signe des temps. Il n'y a plus d'uniformité. Chaque entreprise est confrontée, au cours de son existence, à des défis prévus et des évènements impromptus.
 
 Autrefois, on disait que l'entreprise doit cultiver son "pouvoir d'adaptation". Malheureusement, celui-ci ne suffit plus. Tout va, décidément de plus en plus vite et, comme pour le climat, les tempêtes sont plus violentes et imprévisibles. Ce qui rassemble donc toutes les entreprises, c'est le devoir d'anticipation. Il s'agit d'intégrer, dans les réflexions et projets, des hypothèses plus larges, plus risquées, et d'en déduire les chemins du possible.
 
 Toutes les négociations qui viennent de se dérouler, en particulier sur le chômage et la formation, ont été conduites dans cette perspective : Offrir aux entreprises des outils pour mieux gérer le lointain et les soubresauts. C'est un bien. Reste aux entreprises à s'approprier, individuellement, les outils qui en découlent.
 
 Ainsi, progresse-t-on vers la fameuse "flexsécurité", ce principe qui vise à épargner, autant que possible, aux salariés, les effets les plus douloureux des mutations économiques. Un tel concept a un coût énorme pour la collectivité. Mais il rend les sociétés moins conflictuelles. Il vaut donc la peine d'être expérimenté.
 
 Attention, cependant. La réussite dépend aussi de la volonté de tous les salariés. Car une mutation, une reconversion ne peuvent réussir que si chaque salarié est, lui-même, vigilant sur son propre avenir et contribue à son employabilité.
 
 
Voilà pourquoi, nous estimons que les entreprises ne doivent pas hésiter à poser les problèmes de leur propre avenir, à communiquer en interne, à susciter débats et idées pour surmonter les obstacles et relever les défis communs. La crise nous offre cette occasion d'échange-vérité sur la nécessité des profits, le partage de la valeur ajoutée, la juste rémunération des actionnaires et le rôle de plus en plus important du personnel dans la construction de son propre avenir. UDIMETAL est au plus près de vous pour accompagner cette réflexion, vous aider à concevoir et mettre en place les outils et les actions qui permettront d'adapter vos ressources humaines aux défis à relever. Quel que soit votre projet ou votre préoccupation, n'hésitez pas à nous solliciter.


 

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